Dans les rues
Dans les rues que nous parcourons en monôme Nous semons partout la joie et la gaieté, Car bientôt se réveillant comme d'un long somme Cent Gadz'Arts vont retrouver la liberté l| est certain que ce n'est pas un rien D'avoir passé trois ans dans ce lieu de tourments. Ils s'en vont, ils s'en vont, ce n'est pas une illusion. En ce beau jour les Viscrits, les Conscrits (Palam pam pam) Célèbrent tous la Délivrance. De trois années, c'est là le juste prix, De tout Ancien c'est l'espérance. La liberté viendra dans quelques temps. (Palam pam pam) Bientôt à bout de leur tristesse, Les Délivrés retrouv'ront leurs maîtresses, Oubliant leur passé, Grisés par les baisers. (Palalam pam pam) Quant à nous qui défilons sous vos fenêtres, Châlonnaises, nous ne vous disons pas adieu. Dans trois mois vous nous verrez réapparaître, Le front morne, le regard triste et l'air soucieux ! Car à l'idée de se voir enfermés, On voudrait retourner toujours dans ses foyers. Aujourd'hui, plus d'ennuis, oublions tous nos soucis : De cette Exance nous aurons l'illusion, (Palam pam pam) Lorsque joyeux, le cœur en fête, Nous franchirons la portière du wagon Pour retrouver un peu d' bien-être. Dans nos contrées alors pendant trois mois, (Palam pam pam) Oubliant notre vieille boite À travers champs, à la lisière des bois, Retrouvant les beaux jours, Nous revivrons l'Amour. (Palalam pam pam) À quoi sert cette guirlande qui s'enroule ? Dîtes vous, braves gens qui nous regardez. Est-ce afin de circuler parmi la foule, Ou dans le simple but de nous étonner ? Ce n'est pas ça, vraiment vous n'y êtes pas, I| faut être borné pour faire tant de chiqué ! Attention, attention, voici la vraie solution : Ce cordelet caché sous les rameaux (Palam pam pam) De Fraternité c'est l'emblème. Chaque Gadz'Arts forme l'un des anneaux D'une chaîne de longueur extrême. Chaque promotion ne peut s'y distinguer, (Palam pam pam) Partout la soudure est la même. Gardons intacte cette continuité Qu'ont su nous conserver Ceux qui vont nous quitter ! (Palalam pam pam)